Sur les réseaux sociaux, Djaïli Amadou Amal a critiqué la peine de 5 ans d’emprisonnement avec sursis et l’amende de 52 000 francs CFA infligées à Bekobe Éric, le mari de Diane Yangwo, la considérant « injuste ». « Au Cameroun, la vie d’une femme ne vaut que 52 000 F CFA (79,27€) !!! », s’est-elle exclamée avec indignation. Djaïli Amadou Amal a salué la mémoire de Diane Yangwo, « une belle femme, enseignante et mère dévouée », tombée victime d’un « féminicide devenu courant » au Cameroun. Elle a regretté la « sentence » infligée à son mari, qui « n’a reçu qu’une peine de réclusion avec sursis et une amende de 52.000 (79,27€) ! ».
L’auteure s’est aussi questionnée sur la position de la magistrate dans ce dossier, mettant en évidence que « le pire, c’est qu’il s’avère que la juge dans ce cas est une femme ». Elle a cependant souligné que son discours ne cherchait pas à « minimiser la gravité de [ses] questions sur la Justice, indépendamment du type de Juge ». Djaïli Amadou Amal a terminé son discours en appelant à une sensibilisation collective et à une demande de justice pour les personnes touchées par les violences domestiques. « Tant que justice ne sera pas faite, l’esprit de Diane et de toutes les victimes continuera à nous tourmenter. C’est pour elle, pour nous et pour nos filles ! », a-t-elle affirmé.


