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Ben Martins : hait par les siens ?

Son nom résonne avec un écho particulier dans son département. Le succès que l’artiste connait depuis pratiquement une décennie n’enchante pas tout le monde. Un groupuscule d’artistes de la Haute-Sanaga tente de le faire déchanter. Mais le mariage avec son art est plus fort que la cabale dirigée contre lui.  

C’est un artiste à la fois serein et contrarié par toutes les informations non fondées qui circulent à son sujet dans sa communauté d’origine que nous retrouvons dans un espace public de la ville de Yaoundé. Ben Martins est au cœur d’une campagne de dénigrement orchestré par certains artistes du département de la Haute-Sanaga, réunis au sein d’une organisation, la corporation des artistes. Vraisemblablement, le leadership du musicien fait de nombreux jaloux parmi ses pairs artistes du département. 

Plantons le décor en faisant un bref rappel historique sur la genèse de « la corporation des artistes de la Haute-Sanaga ». Simple forum à la base créé pour soutenir les artistes et les évènements culturels organisés dans le département d’origine de la première dame du Cameroun Madame Chantal Biya et de l’actuel Ministre des Arts et de la Culture Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, il viendra ensuite à l’esprit des membres de formaliser leurs activités. Ils vont donc décider de mettre sur pied une association, déclarée auprès des autorités publiques. Pour faire marcher le projet, il faut des hommes et femmes de qualités. C’est alors que, certains membres vont se démarquer par leurs qualités managériales et les premières frictions apparaissent. 

Diffamé pour son leadership…

Ce n’est un secret pour personne, Ben Martins est un manager né. Artiste de talent, c’est aussi un entrepreneur culturel perspicace. En 2016, il crée BeMa production, un label qui porte avec professionnalisme, efficacité et efficience sa carrière musicale depuis bientôt dix ans. Cette structure offre également de nombreux emplois directs et indirects à divers acteurs de l’univers culturel Camerounais. Cette rigueur organisationnelle permet à l’artiste de tirer son épingle du jeu et de se démarquer dans cet univers assez concurrentiel. Ce qui en temps normal aurait dû valoir à Ben Martins respect et admiration de ses pairs, suscite plutôt quolibets, campagne de dénigrement et allégations mensongères.  

Pis encore, les pourfendeurs de Ben Martins ne se limitent pas à propager contre lui de fausses nouvelles. Ils tentent par tous les moyens possibles de le discréditer auprès des promoteurs culturels qui le sollicitent pour diverses prestations. Si des attitudes aussi bases choquent le bon sens, l’artiste continu tout de même d’avancer dans sa carrière. Son dernier single « Je suis marié » rencontre un énorme succès auprès des mélomanes camerounais et même au-delà de nos frontières. Il annonce d’ailleurs la sortie prochaine de son deuxième album, opus sur lequel il y’aura pas mal d’invités à l’instar des Baladji Kwata, un groupe de jeunes artistes qui ont gagné le cœur des camerounais par la qualité originale de leurs productions artistiques. Aux petits bonimenteurs dont les messages de haines contre l’artiste ne vont pas en dehors du département de la Haute-Sanaga, nous rappelons que, Ben Martins se projette sur l’ensemble du pays et à l’international. Vous gagnerez donc à vous abreuver avec toute l’humilité que cela requiert à sa méthode, « être fort à l’intérieur du département pour mieux se lancer à la conquête du monde ». Bon vent l’artiste.

Written by Didier Denguel

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