«Brazzaville, terre d’histoire, terre de créativité, terre d’opportunités et terre d’investissements», c’est le thème de cette manifestation qui se déroule sous la direction de Marie-France Lydie Hélène Pongault, ministre de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs. Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso en occupera quant à lui le rôle de parrain. Des figures influentes et des décideurs de divers domaines prendront part à cette initiative dont les objectifs principaux sont : mettre en évidence et rappeler l’importance cruciale du Congo-Brazzaville dans l’Histoire, à l’approche de son 65ème anniversaire d’indépendance en août prochain ; rétablir sa position incontestée au centre de l’histoire mondiale ; apprendre des leçons du passé pour envisager des perspectives enrichissantes pour l’avenir ; valoriser l’image du Congo-Brazzaville ainsi que ses contributions significatives sur la scène internationale ; donner une voix plus forte au pays et partager sa vision pour le futur de l’Afrique en particulier, et du monde en général ; offrir à chacun l’opportunité de découvrir le Congo-Brazzaville, un pays accueillant, favorable au tourisme et à l’investissement.
Marcellin Mounzéo-Ngoyo justifie le bienfondé de son ingénieuse initiative, en expliquant que « dans ce monde en perpétuelle mutation, il est impensable de laisser le Congo sombrer dans l’oubli sur la scène internationale. Le Congo est un grand pays, mais il souffre, aujourd’hui, d’une perte de visibilité. À l’étranger, lorsqu’on évoque le Congo, on pense automatiquement à la République Démocratique du Congo (RDC). C’est une réalité triste et injuste. Pourtant, notre pays a toujours contribué, de manière significative, à l’édification d’une humanité plus juste et plus solidaire. Si nous, Congolais, n’en parlons pas, personne ne le fera à notre place. Récemment, le Président de la République a remporté une importante médiation en Libye. Il est essentiel que le monde entier en soit informé et que les générations futures en gardent mémoire. De même, l’engagement du Congo en faveur de l’environnement, de la préservation des forêts et de la lutte contre le réchauffement climatique mérite une attention particulière. N’oublions pas que le Congo fut la capitale de la France-Libre et le théâtre de conférences historiques. Parmi tant d’autres, nous pouvons citer le Protocole de Brazzaville, signé le 13 décembre 1988, ayant conduit à l’indépendance de la Namibie, à la libération de Nelson Mandela et à l’abolition de l’apartheid. Et, la Conférence de Brazzaville, organisée du 30 janvier au 8 février 1944 pendant la Seconde guerre mondiale, convoquée par le Comité français de la libération nationale (C.f.l.n), sous la direction du général Charles de Gaulle. Elle visait à définir l’avenir de l’empire colonial français après la guerre. Hélas, tous ces faits marquants risquent de sombrer dans l’oubli. Même lorsque l’on parle des tirailleurs sénégalais, il est rarement mentionné que de nombreux Congolais, Tchadiens et Centrafricains ont également servi avec courage. Ces histoires méritent d’être racontées. Le Congo-Brazzaville a autrefois rayonné de fierté et d’influence dans des domaines variés: la résolution de conflits interétatiques, le soutien financier aux pays en difficulté, l’accueil de réfugiés politiques, le sport, la littérature et, bien sûr, la musique, qui a inspiré des générations. Cette grandeur n’est pas perdue. Elle nécessite seulement une volonté renouvelée pour être restaurée».
Il faut noter que la Maison de la mémoire africaine (Mma) est un lieu consacré à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel africain et afro-descendant. Son objectif initial est la préservation des cultures africaines menacées d’extinction. Elle s’emploie, par le biais d’initiatives culturelles et pédagogiques, à préserver et transmettre l’histoire, les connaissances et les apports contemporains des peuples africains et des descendants afro.


