Samuel Eto’o se retrouve au centre d’une polémique. Des documents circulent actuellement sur les réseaux sociaux, concernant la gestion des recettes issues de deux matchs amicaux disputés par la sélection du Cameroun en 2023. Ces éléments faisant état d’un versement sur le compte privé de Samuel Eto’o et non celui de la Fecafoot ont renforcé les spéculations sur un détournement qu’il aurait orchestré pour utiliser ces fonds à ses propres fins et non pour les matchs auxquels ils étaient destinés. Cela relance ainsi les accusations d’opacité au sein de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) dirigé par Samuel.
Toute chose que le président de la Fédération camerounaise rejette, selon un article de Jeune Afrique sur le sujet. L’article cite un proche de la Fédération qui aurait « confirmé les faits mais précise que le versement a été effectué avec l’accord du comité exécutif, en raison de contraintes bancaires internationales : restrictions imposées par les États-Unis sur certaines transactions, et limitations financières liées à la Russie ».
Samuel Eto’o, de son côté, rejette catégoriquement toute accusation de détournement ou d’enrichissement personnel. Il dénonce une campagne médiatique orchestrée pour nuire à son image, qualifiant ces accusations de « désinformation », à en croire Jeune Afrique. Malgré ce démenti, d’autres preuves accablant Samuel Eto’o sur cette affaire sont en cours, selon le site d’information CFOOT. Hier jeudi, le média de Denis Ikoul annonçait détenir des documents d’autres détournements qu’aurait faits le patron de la Fecafoot.
Dans cette lancée, si les faits sont avérés, le Président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o risquerait une suspension de toute activité liée au football de cinq ans selon l’article 29 du code d’éthique de la FIFA.
Car selon l’article 29 du code d’éthique de la FIFA sur la mauvaise utilisation et détournement de fonds :
« aux personnes auxquelles s’applique le présent code d’utiliser de manière abusive ou de s’approprier indûment des fonds de la FIFA, des confédérations, des fédérations, des ligues ou des clubs, que ce soit directement ou indirectement, par le biais ou en conjonction avec des tierces parties.
Les personnes auxquelles s’applique le présent code ne sauraient s’adonner à une quelconque activité ou comportement pouvant donner l’impression ou laisser supposer l’existence d’une infraction au présent
𝑻𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒗𝒊𝒐𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒔𝒂𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆́𝒆 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒂𝒎𝒆𝒏𝒅𝒆 𝒅’𝒂𝒖 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝑪𝑯𝑭 100 000, 𝒂𝒊𝒏𝒔𝒊 𝒒𝒖𝒆 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒅𝒊𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒆𝒙𝒆𝒓𝒄𝒆𝒓 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕𝒆́ 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒂𝒖 𝒇𝒐𝒐𝒕𝒃𝒂𝒍𝒍 𝒅𝒆 𝒄𝒊𝒏𝒒 𝒂𝒏𝒔 𝒂𝒖 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔. Tout montant perçu de manière illicite est pris en compte dans le calcul de l’amende. La sanction est alourdie si la personne occupe de hautes fonctions dans le football, ainsi qu’en fonction de la pertinence et de l’ampleur des fonds ou de l’avantage reçu(s)»
C’est donc une affaire à suivre.


