Lors de sa visite au Festival du livre à Paris, le président Emmanuel Macron a exprimé, vendredi 11 avril, sa confiance quant à la libération prochaine de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, qui a été condamné à cinq ans d’emprisonnement. Il a souligné que ce dernier bénéficie d’une « attention particulière » de la part des autorités algériennes. « Je suis confiant parce que je sais qu’il y a une attention particulière, simplement voilà, j’attends des résultats. « Notre souhait le plus ardent, c’est que les autorités algériennes puissent prendre la décision qui lui permettra de recouvrer une certaine liberté, de se soigner et de pouvoir réécrire. », a – t -il indiqué.
Boualem Sansal, âgé de 75 ans et détenu en Algérie depuis la mi-novembre, a reçu une peine de cinq ans de réclusion le 27 mars pour des infractions qui incluent la mise en péril de l’intégrité territoriale. Ces accusations découlent d’une intervention faite en octobre dans le média français d’extrême droite Frontières, où il affirmait que l’Algérie avait hérité de territoires qui appartenaient auparavant au Maroc sous la colonisation française. Il a interjeté appel contre sa condamnation.
Les liens entre l’Algérie et la France ont connu une période de fortes tensions de huit mois, suite à la décision prise par Emmanuel Macron fin juillet de soutenir un projet d’autonomie sous contrôle marocain pour le Sahara occidental, une région où le Polisario, soutenu par Alger, lutte pour son indépendance.


