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Festival du livre de Paris: Plusieurs écrivains marocains dévoilent leurs derniers ouvrages

Dans le cadre du Festival du livre de Paris, où le Maroc est mis à l’honneur cette année, divers auteurs marocains ont exposé ou signé leurs livres le samedi 12 avril 2025 au pavillon national.

Au cours d’une journée hautement dynamique ponctuée de présentations et de séances de signature, les écrivains marocains ont eu l’opportunité de retrouver leurs admirateurs en présentant leurs œuvres récentes. Parmi les intervenants, on compte Kébir Mustapha Ammi et Myriam Jebbor qui ont chacun présenté leurs ouvrages respectifs Le coiffeur aux mains rouges  (Editions Elyzad) et La trahison (Editions Le Fennec). Quant à elle, l’auteure et lauréate du Prix Goncourt, Leila Slimani, a dévoilé « J’emporterai le feu » (Éditions Gallimard) devant un public comble, troisième tome de sa trilogie Le pays des autres.

Le stand du Maroc à cette importante foire du livre et de l’édition à Paris a aussi offert à l’auteur Driss Jaydane l’opportunité de se présenter devant son lectorat, lors de la présentation de son ouvrage Moïse de Casa (Les Editions des Avrils). Les festivaliers du Salon du livre de Paris ont également eu l’occasion de rencontrer le poète renommé Abdellatif Laabi qui a signé plusieurs de ses livres, tout comme Taher Ben Jelloun, lauréat du prix Goncourt, qui leur a présenté Ils se sont tant aimés, son tout récent ouvrage. Pour sa part, Ghizlane Ben Jelloun a dévoilé son essai Être parent, publié chez les éditions La Croisée des Chemins. Le deuxième jour a également permis au journaliste Jamal El Mohafid et à l’activiste des droits humains, Abderrazak El Hannouchi, de présenter leur livre Mohamed El Hihi : mémoire de vie. Parallèlement, l’acteur associatif Ahmed Ghayet a dédicacé son ouvrage « Maroc pluriel, si singulier » (Éditions Le Fennec).

Le stand marocain invite les lecteurs à d’autres séances de signatures ce dimanche, dernier jour du festival. Parmi eux, Rim Battal pour son livre Je me regarderai dans les yeux (Bayard), Salah El-Ouadie pour son dernier ouvrage intitulé Itinéraire d’un rescapé du 20ème siècle et Rahal Boubrik pour son livre La question du Sahara : Aux racines d’une invention coloniale : 1884-1975 », Kaïs Ben Yahya dévoilera son recueil poétique Patch-words II – L’Amour en vers . Durant les trois jours du festival, l’illustratrice Myriem Chraïbi et la journaliste-productrice Nadia Larguet ont dévoilé à l’audience leur œuvre amusante et éducative nommée 1001 questions sur le Maroc, une initiative culturelle destinée à mettre en valeur l’abondance du patrimoine marocain. Durant ce festival, la présence du Maroc s’est distinguée grâce à la contribution notable de nouveaux talents qui se sont mis en avant aux côtés d’icônes emblématiques qui illuminent la scène littéraire nationale à travers le monde. Le paysage littéraire marocain a mis en avant ces jeunes talents prometteurs qui commencent à se faire remarquer, à l’image des prestigieux Prix Goncourt tels que Tahar Ben Jelloun, Leila Slimani ou encore Fouad Laroui.

Zineb Mekouar, la romancière prometteuse qui a été finaliste pour le Prix Goncourt du premier roman en 2022, a également fait une apparition. À seulement 33 ans, l’écrivaine déjà reconnue pour ses deux œuvres à succès La poule et son cumin (JC Lattès, 2022) et Souviens-toi des abeilles (Gallimard, 2024), qui marquent la scène culturelle française, a co-animé un hommage avec Mustapha Kebir-Ammi en l’honneur de Driss Chraïbi. La programmation du Maroc rend aussi hommage à deux autres personnalités marquantes de la littérature marocaine, à savoir Edmond Amran El Maleh et Mohamed Khair-Eddine. Plusieurs rendez-vous avec des écrivaines telles qu’Asma Lamrabet, Samira El Ayachi, Yasmine Chami et Kaoutar Harchi ont également mis en lumière la position des femmes dans la littérature. Des représentations littéraires adaptées pour la scène ont aussi été mises en avant dans la section « jouer l’écriture », avec Driss Ksikes, Fedwa Misk ainsi que les actrices Amal Ayouch et Sanae Assif.

Le Maroc s’est affirmé comme un centre important de réinterprétation et d’échange des patrimoines musicaux, culturels et spirituels. Ce travail majeur du royaume chérifien sera abordé lors d’un événement intitulé « Polyphonies musicales », présenté par Neila Tazi, politicienne et présidente fondatrice de la Fédération des Industries culturelles et créatives, l’anthropologue et écrivain Fawzi Skalli ainsi que l’acteur associatif Younes Boumehdi.

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