L’épopée du nouveau média Le Moins qu’on puisse lire a commencé le 8 mars 2025, guidée par deux femmes, Anne Bezon et Bénédicte Flye Sainte Marie. Elles sont explicites sur leur but : « éveiller ou raviver l’appétit pour la lecture, afin de rendre cette activité accessible à tous et moins sacrée ». Ils s’efforcent de déconstruire une vision souvent hautaine de la lecture en proposant un contenu « accessible, diversifié et de valeur », avec une « présentation originale et limpide ». Les lecteurs et lectrices auront l’occasion d’explorer une multitude de chroniques, d’interviews avec des écrivains et écrivaines, ainsi que la bibliothèque des personnalités célèbres. À partir de fin avril, elles échangeront leur stylo contre un micro une fois par mois pour une chronique sur Citéradio, une station de radio associative située à Tours.
Lapressedusoir.fr, un autre organe indépendant de la presse littéraire, a récemment vu le jour. Créé par le Camerounais Michel Tagne Foko, ce site vise à « offrir une voix à ceux et celles qui écrivent pour penser ». Dans cette démarche, il mettra l’accent sur l’œuvre des auteurs en exil, les voix négligées ainsi que sur les écrivains et écrivaines impliqués. Michel Tagne Foko, en esquivant la tendance à la nouveauté, privilégie un travail de fond sans se laisser influencer par les « critiques promotionnelles ». Sur son site web, les visiteurs peuvent explorer des interviews pensées comme « un espace de réflexion, de mémoire, d’intimité et de politique ». On retrouve récemment en tête d’affiche des auteurs comme Clara Marchaud qui examine les non-dits de l’exil, Louis Durot qui questionne la mémoire familiale, ou encore Myriam Antaki qui entretient une conversation avec l’Histoire.


