Nicolas Sarkozy, l’ancien président de la République (2007-2012) a été définitivement condamné en décembre à un an d’emprisonnement ferme sous bracelet dans l’affaire des écoutes. Étant âgé de 70 ans, il a ainsi pu demander une libération conditionnelle avant la moitié de sa peine, ce qui a mené au retrait de son bracelet après un peu plus de trois mois.
Il a notamment sollicité ce régime par requête le 16 avril et il lui a été accordé par décision du juge d’application des peines (JAP) du 12 mai, a indiqué le parquet questionné par l’AFP, confirmant ainsi une information du média Off investigation.
Ce régime comporte les obligations de solliciter l’autorisation préalable du JAP «pour tout déplacement de plus de 15 jours et pour tout déplacement à l’étranger», de «répondre aux convocations» du JAP et de «recevoir les visites du service pénitentiaire d’insertion et de probation».
Ce qui est «Strictement conforme à la loi», assure l’avocate de Nicolas Sarkozy : «Je vous confirme que M. Nicolas Sarkozy a bénéficié d’une libération conditionnelle ordonnée le 14 mai par le juge de l’application des peines», a déclaré à l’AFP son avocate Me Jacqueline Laffont-Haïk. «Cette mesure, qui au regard de la loi aurait pu intervenir dès le premier jour, est strictement conforme à la loi et à la jurisprudence».
Depuis le 7 février, l’ex-chef de l’État, qui a eu 70 ans le 28 janvier, portait le dispositif à sa cheville et il n’était autorisé à s’absenter de son domicile qu’entre 8 et 20h-21h30 les lundi(s), mercredi(s) et jeudi(s), ce qui correspondait alors aux jours d’audience du procès libyen.
Ce procès s’est achevé le 8 avril après trois mois d’audience et la décision a été mise en délibérée au 25 septembre.
Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir noué en 2005, via ses plus proches collaborateurs, un «pacte de corruption» avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, afin qu’il finance sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.


