Le 20 mars, à l’occasion d’une mobilisation nationale pour la grève organisée par la Fédération nationale des syndicats du spectacle, de l’audiovisuel et de l’action culturelle CGT (CGT Spectacle), les employés du secteur du spectacle, des arts, de l’éducation artistique, de l’audiovisuel, du cinéma et de la culture sont appelés à se rassembler dans la rue. Cette action vise à réagir contre une « politique d’austérité » matérialisée par diverses mesures adoptées récemment, dans un climat de contestation du service public et de la place de la culture dans l’existence des citoyens.
Selon le syndicat professionnel, la réduction des subventions dans les budgets des collectivités territoriales, l’interruption de la portion collective du Pass Culture, l’arrêt des augmentations salariales et du point d’indice, la révision des critères d’éligibilité pour le RSA ou encore la diminution du seuil de franchise de TVA pour les artistes-auteurs illustrent cette montée en puissance d’assauts dirigés contre le secteur. « Cette politique austéritaire dégrade en premier lieu nos conditions de travail, nos salaires, nos emplois et activités, mais également l’accès à toutes les formes de culture pour tous les publics », souligne l’organisation.
Elle souligne toujours, suite à cette dégradation d’un service public culturel, une intensification des intervenants les plus riches sur le plan financier, « dont on voit aujourd’hui de manière très évidente la dérive vers l’extrême droite ». Selon la CGT Spectacle, le samedi 8 mars prochain marquera le début d’une première journée de mobilisation pour la défense des droits des femmes, suivie d’une semaine d’actions allant du 17 au 23 mars 2025 et culminant avec une journée de mobilisation nationale le 20 mars.


