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France: Les auteurs de livres se disent de moins en moins bien payés, selon une nouvelle étude

D’après les organisations représentatives qui ont publié ce baromètre, la plupart des auteurs interrogés déplorent que leur rémunération ait stagné pendant plusieurs années, ne tenant pas compte de l’inflation.

Selon une étude publiée le mercredi 9 avril 2025 par deux organisations représentatives, les écrivains en France signalent une baisse progressive de leur rémunération par les éditeurs, malgré l’augmentation de l’inflation, leurs compensations demeurant stagnantes. La Société civile des auteurs multimédia (Scam) et la Société des gens de lettres (Sgdl) mènent à bien ce « baromètre des relations auteurs/éditeurs » tous les deux ou trois ans. Ce dernier se base sur les réponses fournies par 1 768 écrivains à un sondage proposé en février.

Dans le coût hors taxe d’un livre imprimé, la part de l’auteur, « tous genres confondus », représente une proportion médiane de 8%. Ceci correspond à 1,53 euro ( moins de 1500 FCFA) pour un livre vendu à 20 euros (environ 13.120 FCFA), une proportion qui reste constante depuis de nombreuses années. La Scam et la Sgdl considèrent qu’il s’agit « d’une rémunération toujours trop faible » et « de grandes disparités en fonction des genres ». La question de la rétribution découle du minimum garanti, c’est-à-dire l’avance sur les droits d’auteur, qui doit être accordée à l’écrivain indépendamment des ventes de son ouvrage et qui constituera pour beaucoup d’entre eux leur unique source de revenus. Sa valeur semble se maintenir, sans correspondre à l’inflation. « Selon 68% des écrivains, la somme offerte dans leur contrat le plus récent est inférieure à 3 000 euros, une situation qui n’a pas changé depuis 2009 », alors que le coût de la vie en France a grimpé de plus de 27% durant cette période.

« Les frais de production se sont réduits, les dépenses quotidiennes ont grimpé, et les avances des auteurs demeurent inchangées », a observé Isabelle Jarry, romancière et directrice de la Scam, lors d’une discussion sur cet indicateur organisée par le magazine littéraire Livres Hebdo. « Parfois, vous travaillez pendant 18 mois ou deux ans sur des projets, même universitaires – je ne mentionne même pas la fiction – et vous recevez à peine 1 800 euros (…)  Les éditeurs peuvent affirmer ce qu’ils souhaitent, cela pose un problème », a souligné Hervé Rony, le président de la Scam. Toutefois, en examinant les données depuis 2015, Renaud Lefebvre, le directeur général du Syndicat national de l’édition, a constaté « une progression, certes modeste mais constante et régulière, en ce qui concerne l’accroissement des à-valoir ». Selon lui, les contrats deviennent plus avantageux pour les auteurs débutants. Selon lui, « en matière de rétribution d’un écrivain pour son premier livre, on constate une nette amélioration par rapport à ce qui était fait auparavant ».

 

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