Pas de panique, si crime il y a eu, c’était en 1928. Michel Hervoche a utilisé cet événement comme base pour son quinzième ouvrage, intitulé Le Crime de la Ravardière. Au cours de la nuit du 3 au 4 mai, le village paisible de la Ravardière à Bouguenais a été le théâtre de l’assassinat de Madame Hervo, une rentière et veuve. L’enquête est entre les mains de la gendarmerie de Pont-Rousseau, qui reçoit le soutien de François Hamelin, journaliste à l’hebdomadaire La Croix Nantaise. L’écrivain nous détaille minutieusement les hésitations et les progrès de l’enquête, jusqu’à l’aboutissement lors du procès de cette histoire tirée d’événements réels.
Il possède une bonne connaissance des endroits, ayant grandi dans le village Roche-Ballue durant sa jeunesse. Il nous guide de La Montagne à Trentemoult, en traversant la gendarmerie de Pont-Rousseau, décrivant méticuleusement les lieux associés à ce regrettable incident. Des lieux que les résidents d’aujourd’hui auraient sans doute du mal à visualiser, tant la typologie et la sociologie de ces quartiers ont évolué au cours du siècle dernier.
Michel Hervoche a commencé à écrire après sa retraite : « Le désir était présent depuis longtemps. J’ai décidé de me lancer en 2011 avec une œuvre autobiographique, Les Trois Pupilles de la nation, qui s’est écoulée à 14 000 exemplaires jusqu’à présent ». Ce récit autobiographique a servi de catharsis pour l’écrivain, qui évoque le destin des enfants en placement dans les années 1950, déportés d’un orphelinat à une famille d’accueil sur ordre du tribunal. Depuis lors, oscillant entre ouvrages historiques et romans policiers, son ardeur à écrire ne l’abandonne plus.


