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Les filles de l’écrivain Boualem Sansal appellent Emmanuel Macron à obtenir sa libération

« Nous poursuivrons nos efforts jusqu’à ce qu’il soit libéré », a déclaré mardi soir, Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, lors de son apparition sur TF1.

Dans une tribune publiée sur le site du Figaro(Nouvelle fenêtre) le mardi 15 avril, les deux filles de Boualem Sansal, un écrivain franco-algérien récemment condamné à cinq ans de prison en Algérie, ont fait appel à Emmanuel Macron pour qu’il œuvre rapidement à sa libération. Cette demande intervient alors que la tension diplomatique avec Alger ne cesse de croître. « Après cinq mois d’espoir, d’attente et de foi en la clarté de la justice, nous nous trouvons aujourd’hui dans l’obligation, en tant que filles (…) de vous écrire », déclarent Nawal et Sabeha Sansal au président français, qualifiant cette supplication de « dernier sursaut d’espoir ». 

« J’ai entendu l’appel de ses deux filles », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot lors d’une interview sur TF1 mardi soir. « Et je souhaite les rassurer. Nous persisterons dans nos efforts jusqu’à ce qu’il soit libéré », a-t-il précisé, soulignant que l’individu est détenu depuis la mi-novembre.« Nous avions nourri l’espoir, jusqu’à la fin, qu’une grâce, même subtile, remettrait en place l’équilibre des choses. » Nous étions persuadés que le président algérien, conscient des conditions humaines et sanitaires de notre père, répondrait à cet appel. « Mais il n’y a rien de tout cela », se lamentent les filles de l’auteur.

Cette conversation a lieu dans un contexte où la tension diplomatique entre Paris et Alger connaît une nouvelle escalade, la France ayant pris la décision d’expulser douze diplomates algériens suite à une action comparable de l’Algérie. Alors que « les tensions entre la France et l’Algérie se retrouvent embrouillées dans des manœuvres diplomatiques qui nous sont étrangères, notre père demeure là, prisonnier d’un différend qui ne le touche pas », déplorent les deux femmes. « Bien que notre père soit de plus en plus affaibli, il conserve au fond des yeux cette lueur qui, malgré tout, témoigne de sa foi persistante dans la beauté du geste politique. » Nous vous prions, Monsieur le président, d’accomplir ce geste.

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