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Livres contre écrans : En France, seulement 30 minutes par jour pour la lecture

Les lecteurs indiquent qu’ils manquent de temps, qu’ils préfèrent d’autres activités ou qu’ils ont des difficultés à se concentrer.

D’après une étude publiée le mardi 8 avril 2025 par le Centre national du livre, la compétition entre les livres et les écrans pour attirer l’attention penche de plus en plus en faveur des seconds. Ce qui s’avère plutôt préoccupante pour les éditeurs et les libraires. Ce sondage semestriel dénommé Les Français et la lecture révèle une accélération de la diminution du temps dédié à la lecture : le pourcentage des participants qui affirment lire « modérément » ou « abondamment », descendu à 56 %, n’avait jamais été aussi bas depuis le premier sondage de cette nature en 2015.

« Cette diminution touche toutes les classes », d’après l’institut Ipsos, qui a effectué ce sondage en questionnant 1.001 individus de 15 ans et plus par téléphone entre fin janvier et début février 2025. « La lecture est en danger. » Régine Hatchondo, présidente du CNL, établissement public de promotion du livre, a déclaré dans un communiqué : « Les informations mises à jour par notre baromètre suscitent des inquiétudes ». Ipsos résume qu’en comparaison avec 2023, « le temps consacré à la lecture chaque semaine dans un contexte récréatif diminue de 10 minutes par jour, ce qui correspond à plus d’une heure par semaine ». Selon les répondants, ils estiment passer 3h40 par semaine, ce qui correspond à environ 31 minutes par jour (comparativement à 41 minutes il y a deux ans). Les personnes âgées de 35 à 49 ans passent le moins de temps sur internet (22 minutes par jour), tandis que les individus de 65 ans et plus y consacrent le plus de temps (46 minutes par jour).

Parmi les lecteurs, 68 % affirment qu’ils n’ont « pas le temps » pour lire davantage, 61 % mentionnent qu’ils préfèrent « d’autres loisirs », 47 % indiquent qu’ils lisent « autre chose que des livres » et 32 % avouent qu’ils ne parviennent pas à « suffisamment se concentrer ». En ce qui concerne les lieux de vente des livres physiques, les grandes surfaces culturelles (comme Fnac, Espace E.Leclerc ou Cultura) sont en première position (75 % des personnes interrogées y vont), surpassant désormais les librairies (66 %) et devançant également les sites de commerce en ligne (51 %). Motifs évoqués pour éviter les librairies : leur distance (50 %), le fait que l’ouvrage désiré ne soit pas systématiquement disponible (32 %) et des tarifs jugés « plus élevés qu’ailleurs » (31 %), bien que la loi française impose un prix uniforme pour les livres neufs, peu importe où ils sont achetés.

 

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