Au-delà d’un simple projet musical, Mohombi veut poser un geste symbolique : rapprocher les scènes culturelles africaines et brésiliennes, qu’il perçoit comme les nouveaux pôles d’influence de la pop mondiale.
« L’Afrique et le Brésil seront bientôt au cœur de la culture globale », affirme-t-il, soulignant des connexions culturelles et créatives qui, selon lui, s’intensifient dans les rues, sur TikTok et sur scène, de Kinshasa à Rio.
Pour le chanteur, la diversité brésilienne a longtemps été sous-estimée. « Le monde commence à ouvrir les yeux. Après le succès de la culture latine portée par Karol G ou Bad Bunny, c’est au tour de l’Afrobeat et de l’Afro Disco de prendre la lumière », estime-t-il.
Avec plus d’une décennie de carrière, des collaborations internationales (Akon, Pitbull, J Balvin) et des tubes comme Bumpy Ride ou Coconut Tree, Mohombi revendique une vision artistique hybride, tournée aujourd’hui vers le public afro-latin. Il qualifie l’Afro Disco de « point de rencontre entre le passé et le futur de la culture dansante noire », un terrain d’expérimentation entre synthés rétro, beats afro et codes urbains.

Le clip de « Stuck on You » joue sur des contrastes et des détournements de lieux, avec des scènes absurdes et joyeuses : réunion dans des toilettes, kung-fu dans un bar ou pool party dans un camion. Une mise en scène volontairement éloignée des clichés exotiques ou sexualisés souvent associés à l’esthétique afro dans la pop internationale.
Multilingue (anglais, français, lingala, suédois), Mohombi se lance désormais dans un dialogue direct avec le public brésilien. « La musique reste notre langage commun », affirme-t-il.


