Rédigé dans un style clair et accessible, le recueil de poèmes « Impressions de voyage » se distingue par son approche non formelle, favorisant la poésie libre. C’est une poésie qui s’écoule d’elle-même, utilisant des mots et expressions quotidiens. « Dans cette œuvre littéraire, Brigitte Lavaleur ne s’enferme pas dans le légalisme et la rigidité de la poésie. Bien au contraire, elle fait usage des vers libres, de la prose pour clamer sa liberté. Une liberté qui renvoie, sans nul doute, à sa patrie, la France, dont la célèbre devise est : Liberté – Egalité – Fraternité », a indiqué Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah avant d’ajouter: « « Ne pouvant demeurer insensible à la géographie et à la culture congolaise, elle est par conséquent sortie du mutisme pour nous confier ses émotions, ses sentiments, mieux encore ses impressions de voyage. Tel est véritablement l’objet de ce livre, ce recueil de poèmes de 66 pages qui regorge 20 poèmes de dimensions variées… Autant de textes, qui meublent cet univers poétique ».
D’après le critique littéraire Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah, les thématiques traitées sont à la fois diverses et variées. On assiste à une fusion, un croisement de cultures, notamment la culture occidentale, celle de l’auteure, et la culture africaine, particulièrement la culture congolaise. « En effet, l’itinéraire de Brigitte Lavaleur dans ce recueil de poèmes n’est pas linéaire. Il n’est pas, non plus, monocolore dans la mesure où la poétesse elle-même n’est pas sédentaire. Elle est dynamique et se met à la quête insatiable de l’autre, du prochain, de l’inconnu, de l’ailleurs. C’est la raison pour laquelle dans son long voyage infini, autrement dit dans ses divers voyages à travers rues, avenues, quartiers, arrondissements, villes, villages et départements du Congo, elle explore la géographie mais aussi la sociologie du pays dans sa variété », a expliqué le critique. Selon lui, Brigitte Lavaleur exprime son altruisme à travers le partage. « Ne devrait-on pas interpréter cela comme son engagement envers la civilisation universelle, le point de rencontre du don et de la réception, fortement encouragé par l’éminent poète Léopold Sédar Senghor, le monde étant devenu une sorte de village global ? », a-t-il questionné.
« C’est en 2020 que j’ai commencé à écrire. Et ce sont toutes ces impressions de mes voyages, l’apprentissage de la culture sous toutes ses formes : danses, musique, peinture et la préparation des plats traditionnels que j’ai voulu partager par l’écriture des poèmes que vous trouverez dans ce recueil », a dit Brigitte Lavaleur.« J’écris pour partager. Partager quoi et avec qui ? J’ai rencontré des auteurs, j’ai lu leurs écrits et, pour la plupart, je les ai aimés et les idées me sont venues. L’inspiration ? Un mot, une image, un souvenir sont devenus texte… », a-t-elle conclu.


