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Présidentielle 2025: verdict définitif tombé, Maurice Kamto exclu du scrutin

Le Conseil Constitutionnel s’est penché, ce lundi 4 août, sur 35 recours déposés par les candidats recalés à la présidentielle du 12 octobre 2025. Parmi eux, figure l’opposant Maurice Kamto, dont la candidature a été définitivement rejetée ce mardi 5 août.

Lors du contentieux pré-électoral, dans une décision historique rendue ce mardi 5 août 2025, les sages du Conseil Constitutionnel ont déclaré « non fondés » le recours de Maurice Kamto et Dieudonné Yebga dans la première affaire appelée concernant le MANIDEM. Cette décision sans appel confirme l’exclusion définitive de l’opposant Maurice Kamto de la course présidentielle d’octobre 2025, bouleversant ainsi le paysage politique camerounais. Un verdict qui fait l’effet d’une bombe dans tout le pays et redessine les contours de l’élection à venir.

L’éviction de Maurice Kamto marque un tournant décisif dans la course présidentielle camerounaise. Le Conseil constitutionnel a tranché sans ambiguïté, qualifiant de « non fondés » les arguments présentés par les « deux candidats du MANIDEM ». Les sages ont visiblement estimé que ni Maurice Kamto ni Dieudonné Yebga n’avaient apporté des preuves suffisantes pour justifier leur investiture respective.

Mais pour Me Meli coseil de Maurice Kamto « cette décision n’est pas la victoire du droit mais des manœuvres politiques… »

Contentieux pré-électoral de Kamto

Cette décision intervient après les audiences marathon du lundi 4 août qui avaient duré plus de 4 heures. Le débat a d’abord achoppé sur la question de la jonction des deux procédures décidée par le Conseil constitutionnel, les avocats de Maurice Kamto considérant que leur recours n’avait rien à voir avec celui du deuxième candidat du Manidem, Dieudonné Yebga. Après un premier délibéré sur cette question, le Conseil a maintenu cette jonction et ouvert le débat sur le fond.

Les avocats de Maurice Kamto se succèdent. Lui-même plaide sa cause. L’opposant affirme avoir respecté les règles légales pour être investi par le Manidem. Ce débat a tourné essentiellement sur la question de la qualité des instances qui ont investi, pour l’une – à travers Anicet Ekané, jusque-là reconnu par les autorités comme président du Manidem – Maurice Kamto et pour l’autre – à travers le Comité national de coordination – Dieudonné Yebga.

Pour la défense de Maurice Kamto et de la faction du Manidem qui l’a investi, sa candidature est la seule valable dans ce processus, contrairement à celle de Dieudonné Yebga dont ils ont soutenu qu’il avait été exclu du Manidem, depuis 2018, et n’aurait donc plus qualité pour agir et poser le moindre acte, au nom de ce parti. Ils ont dénoncé une collusion entre ce candidat et le ministère de l’Administration territoriale, une manœuvre qu’ils ont qualifiée de forfaiture, d’imposture et de déni de démocratie.

En réponse, Dieudonné Yebga et ses conseils ont opposé quasiment les mêmes arguments, mais dans le sens inverse. Pour eux, Maurice Kamto est illégitime. Il n’est pas militant du Manidem et aurait été investi de manière solitaire par le seul Anicet Ekané, au mépris des instances du parti qui proscrivent un tel procédé. Pour eux, la seule candidature valable est bien celle de Dieudonné Yebga.

Contrairement aux autres dossiers, traités plus tôt dans la matinée et dont les décisions ont été rendues séance tenante, la décision sur ce cas Kamto / Yebga avait été renvoyée à ce mardi 5 août, à 15h00.

Paysage politique bouleversé

Cette décision de rejet des recours transforme radicalement le paysage électoral camerounais pour octobre prochain. L’absence de Maurice Kamto, figure emblématique de l’opposition, modifie considérablement les équilibres politiques.

Les militants et sympathisants de l’opposant vont devoir se tourner vers d’autres candidats ou envisager un boycott de l’élection présidentielle. Cette situation inédite ouvre la voie à une reconfiguration totale des alliances et stratégies électorales.

L’élection présidentielle d’octobre 2025 se dessine désormais avec un casting profondément modifié qui interroge sur la représentativité démocratique du scrutin à venir, ainsi que sur les perspectives.

Le contentieux pré-électoral aura donc tourné court avec ce double rejet qui clôt définitivement le chapitre MANIDEM pour cette présidentielle.

 

Written by Tato Kamdem

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