Sous l’égide du thème : « voyage(s) en diaspora(s) », l’Afrique a mis en évidence son potentiel débordant de créativité, la richesse de son intelligence, sa capacité à exprimer ses rêves et son imaginaire, son histoire, son évolution et ses ambitions à travers ses mots, idées et visuels. Dans ces instants singuliers d’immersion dans l’univers des lettres africaines, il est question, comme le soulignait avec éloquence le philosophe camerounais Fabien Eboussi Boulaga, « de assurer et d’assumer le devenir de l’affirmation ». Dans le cadre de cette édition, le Cameroun a reçu le titre d’invité d’honneur tandis que le Brésil a été honoré en tant que pays spécial.
La délégation du Cameroun, composée d’une quinzaine de membres (auteurs et éditeurs), était dirigée par Edmond Mballa Elanga, qui est le directeur du livre au ministère des Arts et de la Culture. Les Camerounais ont démontré une présence notable et variée, à la fois productive et expressive. Par conséquent, lors de la cérémonie d’inauguration du salon vendredi dernier, S.E. André-Magnus Ekoumou, ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire du Cameroun en France, était présent aux côtés de M. Éric Monjour, le fondateur du Salon du Livre Africain de Paris, de l’ambassadeur brésilien en France ainsi que de M. Arnaud Ngatcha, adjoint au maire de Paris, responsable des affaires internationales et francophones.
Avant ce moment cérémonial, l’ambassadeur André-Magnus Ekoumou a été présent dans la salle Léopold Ferdinand Oyono pour la dédicace d’un ouvrage biographique rendant hommage à un compatriote ayant marqué son temps : « Eugène Njo-Léa : un sportif, un militant, un diplomate: Le parcours d’un homme qui a une longueur d’avance sur son époque. » Un livre collectif sous la direction de Jean Célestin Edjangue et Serges Ngounga, comprenant une dizaine d’articles. Dans son discours, le diplomate de haut rang du Cameroun a utilisé des mots judicieusement percutants : « l’essor du Salon démontre indiscutablement tout le dynamisme et la vitalité des littératures africaines et diasporiques, soutenus par l’émergence d’une nouvelle génération d’écrivains, dont beaucoup sont camerounais par tradition ».


