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Souleymane Cissé, l’un des pères du cinéma sur le continent africain est décédé.

Le célèbre réalisateur malien Souleymane Cissé, l’un des pères du cinéma sur le continent africain, est décédé hier Mercredi 19 Février 2025 à Bamako à l’âge de 84 ans, alors qu’il avait tenu une conférence de presse dans la matinée et qu’il devait participer à la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) prévu du 22 février au 1er mars 2025 dans la capitale burkinabè.

Né en 1940 au Mali, dans une famille pauvre musulmane, il fréquente très jeune les cinémas avec ses frères. Mais c’est en 1961 que naît sa vocation. Actif dans les mouvements de jeunesse du pays, il projette un soir un film d’actualité sur l’assassinat de Patrice Lumumba, une des figures politiques les plus en vue de l’indépendance du Congo belge, qui le marque durablement.

Quelques mois plus tard, aidé d’une bourse, il se rend en Russie pour recevoir une formation de projectionniste. Il intègre peu après l’Institut national de la cinématographie à Moscou, dont il sort diplômé en 1969 après avoir tourné plusieurs courts-métrages parmi lesquels L’Aspirant, sur un étudiant en médecine tiraillé entre pratiques traditionnelles et technique moderne.

Auteur d’une oeuvre pionnière du cinéma africain, mais aussi politique, humaniste et sociale, Souleymane Cissé a réalisé de nombreux films qui ont marqué le 7e art:

« Den Musso » (« La Jeune Fille » – 1975), premier long-métrage de fiction malien en langue bambara, raconte l’histoire d’une femme muette qui tombe enceinte après avoir été violée, drame qui la conduira à être rejetée par sa famille.

Le film « Baara » (« Le Porteur » – 1978) relate une révolte d’ouvriers maliens

« Finyé » (« Le Vent » – 1982) évoque les amours contrariées de deux jeunes Maliens sur fond de soulèvement étudiant.

« Waati » (« Le Temps » – 1995) suit le parcours d’une enfant noire qui va quitter l’Afrique du Sud pour parcourir le continent, de la Côte d’Ivoire au Mali et jusqu’à la Namibie.

Prix du jury en 1987 pour Yeelen (la lumière), il est le premier réalisateur d’Afrique subsaharienne à avoir été récompensé au Festival de Cannes.

En 2023, la Quinzaine des cinéastes lui remit un Carrosse d’or pour célébrer une œuvre engagée qui a accompagné l’essor d’une Afrique postcoloniale plurielle et dont les images poétiques continuent de hanter les spectateurs du monde entier.

Souleymane Cissé aurait présidé le jury « fiction long métrage » pour la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, qui se tiendra du 22 février au 1er Mars 2025 dans la capitale burkinabé.

« Papa est décédé aujourd’hui à Bamako. Nous sommes sous le choc. Toute sa vie, il l’a consacrée à son pays, au cinéma et à l’art« , a annoncé sa fille Mariam Cissé.

Pionnier du cinéma africain, le malien Souleymane Cissé qui aurait eu 85 ans en avril prochain, est décédé le Mercredi 19 Février 2025 dans une clinique de la capitale malienne Bamako.

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