Véronique Tadjo, véritable symbole de la littérature africaine, s’est progressivement affirmée comme une figure essentielle de la littérature du continent au fil des ans. Féministe et africaniste engagée, elle s’efforce de faire entendre les vérités africaines à travers ses œuvres, tout en explorant les interactions sociales et historiques. On souligne que ce prix honore une autrice qui, à l’instar de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, offre une perspective engagée sur l’Afrique actuelle à travers son œuvre littéraire.
Elle a été professeure de littérature française, enseignant notamment à l’université Witswatersrand à Johannesburg jusqu’en 2015. Campus dans lequel elle participe à la formation de générations d’étudiants en Afrique du Sud. La critique et le monde littéraire ont souvent loué son talent, lui décernant des prix prestigieux comme le Grand Prix littéraire d’Afrique Noire en 2005 et le Grand Prix National Bernard Dadié en 2016. Avec Je remercie la nuit, Véronique Tadjo réaffirme sa position d’écrivaine de premier ordre, continuant son dévouement à travers une oeuvre qui, assurément, laissera une empreinte indélébile.
Il convient de préciser que Je remercie la nuit narre l’histoire de Flora et Yasmina, deux étudiantes à Cocody en Côte d’Ivoire, dont l’existence se retrouve bouleversée lors de la crise politique de 2010, caractérisée par un conflit post-électoral opposant Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara. Distancées par les circonstances, Yasmina retrouve sa famille tandis que Flora choisit l’exil à Johannesburg pour reconstruire son existence. Entre amour, camaraderie, création et soulèvement, le roman trace le chemin de la jeunesse africaine, oscillant entre promesses et déceptions, de la Côte d’Ivoire à l’Afrique du Sud.


